Accueil2026-10-05T13:12:44+00:00

Votation citoyenne

Thermo-sur-seine

Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ?
Pourquoi à Vitry, et pas ailleurs ?
Qui décidera, au final ?

comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble,comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble, comprendre, débattre, décider ensemble,

Le projet

En décembre 2025, le Conseil de Paris a confié son réseau de chauffage urbain à un groupement d’entreprises associant Dalkia (groupe EDF), Eiffage et RATP Solutions Ville, réuni avec la Ville de Paris et la Banque des Territoires dans une société d’économie mixte à opération unique, Énergies du Grand Paris (ci-après « la SEMOP »), qui exploitera le réseau à partir du 1er janvier 2027. Ce réseau dessert Paris et plusieurs communes de la métropole, dont Vitry-sur-Seine. Selon la SEMOP, il chauffe près d’un million de personnes.

L’offre retenue prévoit le projet Thermo-sur-Seine : une centrale de combustion de bois B et de combustibles solides de récupération (CSR), sur l’ancien site industriel des Ardoines, rue des Fusillés, sur un terrain appartenant à EDF. Le bois B est du bois de récupération traité ou peint ; les CSR sont des déchets non recyclables préparés pour être brûlés.

La SEMOP annonce 450 000 tonnes brûlées par an, un investissement de 1,2 milliard d’euros et une mise en service à l’horizon 2031. À ce jour, elle n’a publié ni la part de bois B et de CSR, ni leur provenance, ni les émissions attendues, ni les solutions prévues pour les réduire.

Le site est celui de l’ancienne centrale thermique EDF des Ardoines, déjà artificialisé. Une première centrale y est implantée au début des années 1930, agrandie dans les années 1950, puis reconstruite à partir des années 1960. Elle a produit de l’électricité jusqu’en 2015, sa déconstruction progressive est engagée depuis 2018.

Cette histoire ouvrière fait partie de l’identité des Ardoines. La préservation du patrimoine industriel est la cinquième condition posée par la Ville. Les grandes cheminées de l’ancienne centrale sont classées par la commune au titre du patrimoine remarquable communal ; la Ville défend leur maintien comme vestige de notre histoire ouvrière.

La Ville de Vitry-sur-Seine n’a pas décidé ce projet : c’est le Conseil de Paris qui l’a voté, en décembre 2025.

Le 20 mai 2026, le conseil municipal a dit non au projet en l’état, par un vœu adopté par 48 voix, majorité et opposition, et 2 abstentions, sans une voix contre. Ce vœu exige du maître d’ouvrage une étude hydraulique, une étude de danger intégrant le risque d’inondation et une évaluation des impacts sanitaires. La Ville pose cinq conditions, dans l’ordre :

1 . la santé des Vitriot·es,
2 . le coût du chauffage,
3 . l’emploi local,
4 . le trafic,
5 . le patrimoine industriel.

Ces conditions rejoignent les demandes et les préoccupations exprimées par les habitant·es.

Vitry n’est pas contre l’industrie : elle a accueilli une centrale pendant des décennies. Elle refuse un projet qui n’est pas transparent sur ce qu’il brûlerait. La charge de la preuve de la tenue de ces cinq conditions revient au porteur du projet : tonnage, combustibles, provenance, émissions. Tant que ces données ne sont pas publiées, la première condition n’est pas remplie.

Le 6 décembre, les Vitriot·es donneront leur avis sur le projet ; le Maire s’est engagé à le porter auprès du porteur, de la Ville de Paris et de l’autorité qui délivrera ou refusera l’autorisation. La Ville ne fait pas campagne : son rôle n’est pas de dire aux habitant·es ce qu’ils et elles doivent voter, mais de faire en sorte que le plus grand nombre puisse s’informer, débattre et donner son avis. Elle garantit un débat équitable, une information vérifiable et une votation sincère.

Pour que chacun·e puisse juger sur pièces, la Ville a réuni un comité scientifique indépendant. Il associe trois disciplines : la toxicologie pour la santé, la physico-chimie de l’atmosphère pour l’air, l’économie pour le coût et les retombées économiques.

Le comité qualifie chaque donnée du dossier : établie, annoncée ou manquante. Il ne dit pas s’il faut faire le projet, ce jugement appartient aux Vitriot·es. Il peut en revanche formuler des préconisations, à partir de ses travaux, des contributions recueillies et des auditions publiques. Ses membres travaillent bénévolement, par choix d’indépendance : la Ville ne les rémunère pas. L’adjointe au Maire chargée de la démocratie y siège au titre de la Ville, pour organiser ses travaux, elle ne qualifie aucune donnée.

Le comité rend compte publiquement de ses travaux le 14 octobre, en direct, puis présente ses préconisations en salle du conseil, le jeudi 26 novembre.

Le comité scientifique

La Ville met en place un comité scientifique indépendant chargé d’analyser les données du projet, notamment sur la qualité de l’air, les émissions et les impacts sanitaires.

Ses travaux alimenteront les ateliers citoyens et les réunions publiques du second semestre.

Participer : le calendrier de la démarche citoyenne

Les temps de participation organisés par la Ville, de l’information à la décision. Entrée libre, ouverte à toutes et à tous.

Ressources

Tous les documents versés au débat seront rassemblés ici, classés par origine, pour que chacun·e puisse s’en saisir.

  • Documents des expert·es

    Notes scientifiques, juridiques et techniques, et pièces du porteur de projet.

    1

  • Réflexions citoyennes

    Replays, comptes-rendus des ateliers, questions et contributions des habitant·es et des parties prenantes.

    3

  • Infos généralistes

    Fiches pédagogiques, glossaire et liens vers les ressources officielles.

    0

  • Décisions de la Ville

    Le vœu du conseil municipal, les délibérations et le règlement de la votation.

    2

  • Documents du porteur

    Pièces publiées par la SEMOP, porteur du projet.

    0

Vos questions, nos réponses

Le porteur a-t-il dit ce qu’il compte brûler ?2026-10-05T12:46:54+00:00

Pas entièrement.

La SEMOP a annoncé 450 000 tonnes par an dans la presse. Elle n’a publié ni la part de bois B et de CSR, ni leur provenance, ni les émissions attendues, ni les solutions prévues pour les réduire. Tant que ces données ne sont pas publiées, la première condition posée par la Ville, la santé, n’est pas remplie. Le vœu du 20 mai exige aussi une étude hydraulique, une étude de danger intégrant le risque d’inondation et une évaluation des impacts sanitaires.

Comment m’informer et participer d’ici le 6 décembre ?2026-10-05T13:03:56+00:00

Sur ce site, et lors de trois rendez-vous publics retransmis en direct.

Le bilan de ce que les habitant·es ont dit, le 14 octobre, en ligne ; l’audition du porteur et des opposant·es par les élu·es ; la restitution des travaux du comité scientifique, le 26 novembre. Ces rendez-vous prolongent la réunion publique du 1er juillet, les ateliers du 6 juillet, dont une centaine de participant·es aux ateliers, et les cahiers ouverts tout l’été dans une dizaine d’équipements publics. Vous pouvez poser une question à tout moment.

Que deviennent les questions et contributions déjà déposées ?2026-10-05T13:03:20+00:00

Elles font l’objet d’un bilan public, le 14 octobre.

Ce que les habitant·es ont écrit depuis juin, dans les cahiers ouverts dans une dizaine d’équipements publics et sur ce site, sera présenté en direct sur la page Facebook de la Ville, relayé sur ce site. Le comité scientifique y apportera des réponses précises. Les éléments recueillis par la Ville seront aussi versés à la concertation préalable.

Participez

Votre message sera envoyé au service Démocratie locale de la Ville de Vitry-sur-Seine qui traitera votre demande et vous apportera une réponse adaptée.

Go to Top